À l’heure où le soleil se couche …

Mis en avant

Projection de films d’Artistes & Documentaires à la bibliothèque DIRA, qui auront lieu les vendredi, littéralement à l’heure où le soleil se couche …

  • Vendredi 10 mai 2019, 20h10 : Les plages d’Agnès (2008) d’Agnès Varda [1h50].
  • Vendredi 17 mai 2019, 20h19 : She’s gotta have it (1988) de Spike Lee [1h30].
  • Vendredi 24 mai 2019, 20h26 : Retour vers le no-future (2018), conférence gesticulée.
  • Vendredi 31 mai 2019, 20h33 : Ouvrir la voix (2017) d’Amandine Gay [2h20].
  • Vendredi 7 juin 2019, 20h39 : Sans toit ni loi (1985) d’Agnès Varda [1h45].
  • Vendredi 14 juin 2019, 20h43 : Goodby Gauley Mountain: an eco-sexual lovestory (2013) de Beth Stephen & Annie Springfield [1h10].
  • JEUDI 20 juin 2019, 20h45 : Sorcières mes sœurs [30mins], Sorcières Queer [12mins], Sorcières Wicca [12mins] de Camille Ducellier.
  • Vendredi 28 juin, 20h48 : À décider entre nous (celleux qui seront là).

Je suis ouverte aux propositions pour juillet (m’en parler en personne). Il n’est pas impossible que certaines séances soient reportées, vous serez mis au courant sur le site de DIRA !

Les films seront sous-titrés en français et/ou anglais dans la mesure du possible, et autres langues si tout le monde est d’accord, on essaiera de s’arranger !

Tract PDF : Alheureoulesoleilsecouche_Tract_FormatLettre_v2

 

 

Projection du Trouble #20

Samedi le 25 mai au DIRA 19h
Saturday May 25th @ DIRA
2035 Boulevard St-Laurent

https://www.facebook.com/events/1083416655187649/
https://sub.media/video/founders-syndrome-be-damned/
https://bibliothequedira.wordpress.com/

Screening of Trouble#20
Inside-Out: Against Prison Society

Prison is the foundation of state authority and the anchor of capitalist social relations. It’s the baseline threat that coerces us into accepting a daily regimen of exploitation and abuse. It’s a shrine to power and a monument to futility. It’s cameras, motion sensors, and walls of thick concrete wrapped in concertina wire. It’s an ongoing experiment in regimentation and psychology. It’s a sweatshop run on reclaimed slave labour. It’s a forced separation that rips up families and tears loved ones apart. It’s the last shitty stop before you’re deported back to the life you fled. It’s a sprawling job site, where unionized guards earn a living by keeping human beings in cages. It’s a sterile time capsule, where individuals are kidnapped from the present and thrown into limbo for years on end.

For those inside, the struggle against prisons is often a struggle for survival; it’s a constant fight to preserve whatever dignity you can in a place that’s designed to grind you down. For those on the outside, it is a struggle to break through the barriers of institutionalized isolation – whether physical, technical, or bureaucratic. It’s a battle to build and maintain relationships with those the state would have you forget. Prisons are constructed to be impenetrable fortresses. The fight for their abolition is a daunting one. But no matter if you’re on the inside or the outside, their continued existence is an affront to the very notion of freedom… and one that demands resistance.

And a Special Farewell Stimulator special sedition of It’s The End Of The World As we Know It And I Feel Fine

Plus an after party featuring anarchist Hip Hop legend MC SOLE
https://sole.bandcamp.com/music
http://www.soleone.org/

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Projection de Trouble#20

À L’Envers: Contre la Prison et son Monde

La prison est la fondation de l’autorité étatique et un pilier des relations socio-capitalistes. C’est la base de la coercition qui nous force à accepter un régime quotidien d’abus et d’exploitation. C’est un sanctuaire de pouvoir et un monument à la futilité. Ses caméras, détecteurs de mouvements et murs de ciment enroulé dans du fil accordéon. C’est une expérience continue en psychologie pénitentiaires. C’est un sweatshop esclavagiste. C’est une séparation forcée qui brise des familles et nous arrachent des être chers. C’est le dernier arrêt avant d’être déporté d’ou tu à fui. C’est un endroit tentaculaire ou des travailleurs syndiqués gagne leur vie en gardant des humains dans des cages. C’est une capsule de temps stérile, ou des individus sont kidnappés dans le présent et jetté dans un limbo pour des années.

Pour ceuxes qui sont à l’intérieur; la lutte contre la prison est souvent une lutte pour survivre. C’est un combat constant pour préserver un peu de dignité dans un espace conçu pour te ravager. Pour ceuxes qui sont à l’extérieur; c’est une pour brisée les barrières des l’isolement institutionnel, qu’elle soit physique, technique ou bureaucratique. C’est une bataille pour maintenir des relations avec ceuxes que l’État veux te faire oublier. Les prisons sont construite pour être des forteresses impénétrables. Le combat pour leur abolition est redoutable. Mais que tu soi à l’intérieur ou à l’extérieur, leur existence est un affront au principe de liberté, et demande qu’on lui résiste!

En plus, une sédition spéciale Adieu Stimulator de It’s The End Of The World As We Know It And I Feel Fine

Et un after party mettant en vedette la légende du hiphop anarchiste MC SOLE
https://sole.bandcamp.com/music
http://www.soleone.org/

Discussion avec l’auteur Charles Reeve | « Le Socialisme sauvage, essai sur l’auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours »

Vendredi, le 12 avril à 18hr30 au DIRA, 2035 St-Laurent, Montréal

Rencontre et discussion autour livre « Le Socialisme sauvage, essai sur l’auto-organisation et la démocratie directe dans les luttes de 1789 à nos jours » avec Charles Reeve son auteur, de passage à Montréal.

Le livre est disponible à la librairie.

Cette rencontre est organisée par:
-la librairie anarchiste L’insoumise
-le DIRA; et
-La Sociale, collectif de diffusion libertaire.

Charles Reeve vit à Paris depuis sa désertion de l’armée coloniale portugaise en 1967. Il est l’auteur de plusieurs essais, dont Le Tigre de papier, sur le développement du capitalisme en Chine, 1949-1971 (Spartacus, 1972) ; La Mémoire et le feu. Portugal, l’envers du décor de l’Euroland (L’Insomniaque, 2006) et China blues, voyage au pays de l’harmonie précaire (avec Hsi Hsuan-wou, Verticales/Gallimard, 2008).

«…Les soviets des révolutions russes et les conseils de la révolution allemande des années 1920 ont été deux expressions puissantes de cette promesse pour l’avenir, et se trouvent au coeur des réflexions développées dans cet essai. Car si le dénouement de la révolution russe a glacé pour un siècle le mouvement ouvrier, liant l’idée de socialisme à celle du totalitarisme de parti unique, l’expérience, courte mais riche, de la révolution allemande s’est révélée proche des mouvements contemporains, de Mai 68 au mouvement assembléiste du 15M en Espagne, en passant par Occupy aux États-Unis et par les Printemps arabes. Même s’il n’est pas stricto sensu une histoire du mouvement socialiste, ce livre en revisite de grands moments. Il les étudie et les discute à travers le prisme de conceptions hérétiques et « sauvages », et garde à l’esprit la perspective de l’émancipation, encore et toujours.»

Projection du film Claude Cahun: elle et Suzanne de Fabrice Maze

Claude Cahun : Elle et Suzanne
Un film réalisé par Fabrice Maze (107’)

Jeudi, le 4 avril à 18h30
au DIRA, 2035 boul. St-Laurent, 3e étage
Une présentation du comité événements DIRA/L’Insoumise – 2019 – ENTRÉE LIBRE

Claude Cahun est une femme indépendante, émancipée, rentière, homosexuelle non militante, « écrivain errant », artiste polyvalente, révolutionnaire, antifasciste, individualiste, surréaliste atypique, en un mot inclassable. Hors de tout conformisme par souci de différenciation perpétuel et « manie de l’exception », elle offre une oeuvre photographique innovante et déconcertante où elle se met en scène avec l’aide de sa compagne, Suzanne Malherbe, avec qui elle a partagé toute sa vie. Un couple mythique, souvent occulté, malgré leurs nombreux travaux collectifs. « Toute création est création de soi », écrit Claude Cahun, rebelle à toute identification et pour qui « les étiquettes sont méprisables ». « Ne voyager qu’à la proue de soi-même », tel est son désir.

cahun4

Attaque fasciste contre la Page Noire

** English is following **

Nous avons besoin de votre appui et votre aide pour procéder à la réparation et à l’amélioration de la sécurité de La Page Noire suite à une attaque fasciste.


Attaque fasciste contre la Page NoireIl y a bientôt deux ans (2016), des suprémacistes blancs étaient venus dans la nuit faire des graffitis appelant à la guerre raciale sur la Page Noire, et ainsi nous signifier qu’ils étaient toujours présents en ville. Cela a effectivement concordé avec une augmentation drastique de l’agitation fasciste et de la visibilité de groupes d’extrême-droite à Québec en fin 2015 et 2016. À la même période l’année dernière (2017), nos fenêtres ont été fracassées, ainsi que celles des voisins. La serrure de la porte avait aussi été sabotée pour la première fois, en plus du retour d’une bonne dizaine de graffitis racistes. La nuit dernière, le même stratagème a été employé. Nos vitres ainsi que celle de notre voisine ont été fracassées. La porte menant à nos locaux a été sabotée et un gros graffiti « XOXO les gaucho (sic) » est apparu sur notre mur, ainsi qu’un autre graffiti.

Les fascistes s’en prennent à la Page Noire, car il s’agit d’un lieu d’échange, un lieu qui remet en question l’idée que « l’Autre » est une menace, que la « différence » est une menace… Les fascistes s’en prennent également à La Page Noire, car parmi les groupes qui leur tiennent fermement tête, en refusant catégoriquement leurs idéologies racistes, violentes et autoritaires, nous sommes parmi les seul.e.s à avoir pignon sur rue. Et de ces groupes, nous sommes probablement celui avec le moins de moyens. Dans la tête des fascistes, nous sommes une cible facile. Et encore une fois, les victimes sont tout autour de nous et collatérales: voisins de la Page, qui voient leur environnement dégradé, dégénérant dans un climat d’insécurité, souvent sans connaître la source, le contexte et la teneur idéologique et politique de ces gestes d’intimidation. Ce sont les propriétaires des locaux que nous louons, un Lieu de production et diffusion artistique, qui doivent encore en faire les frais.

Derrière la Page Noire il y a toute une communauté. La librairie est un lieu important de partage culturel et politique. Sa bibliothèque prête des ouvrages sur des enjeux sociaux, économiques, politiques et écologiques sans frais d’adhésion, et sans frais de retard. Nous tenons des formations, conférences, projections de films, rencontres, ateliers, et autres événements. Nous avons une approche favorisant la rencontre de différents mouvements de gauche (libertaires, socialistes, écologistes, féministes, et autres) et la propagation d’une critique sociale importante. C’est un endroit de convergence où on apprend à être sensibles les un.e.s envers les autres, peu importe nos différences. Depuis plus de 16 ans maintenant, la Page Noire offre gratuitement à la communauté un lieu pour se rencontrer, échanger, se former et s’informer, dans un contexte sécuritaire, ouvert et accueillant. Maintenant attaquée, la communauté doit répondre par sa solidarité.

Nous ne sommes pas une cible facile. Nous sommes fort.e.s de toute cette solidarité et cette communauté en nous et autour de nous. La Page Noire ne cède pas à l’intimidation, La Page Noire refuse que soit tue la voix qu’elle porte, bien que celle-ci puisse déranger ceux qu’elle dénonce, ceux qui préféreraient que notre société n’avance pas, ou pire, qu’elle recule à un temps où les privilèges ne seraient pas remis en question, où l’égalité des chances ne serait pas à l’agenda. Car c’est de cela dont il s’agit, c’est pourquoi ces groupes s’en prennent à nous : ils ne veulent pas que tou.te.s les personnes aient la même valeur, sans égard à leur origine, affiliation, orientation ou identité. Ces groupes voudraient les coudées franches pour répandre leur idéologie dangereuse, pleine de fiel et de hargne, sans qu’elle ne soit contestée, et nous ne leur donnerons pas cela. ¡No pasarán!

Nous avons dans le passé toujours pu compter sur le support et la compréhension des propriétaires de nos locaux, Le Lieu / Inter. Nous aimerions cependant, autant que faire se peut, qu’illes n’aient pas à payer les frais de ce vandalisme de la part de groupes d’extrême-droite, et c’est pourquoi nous dénonçons publiquement et pour la première fois ces attaques sournoises. Notre premier objectif sera de rendre les lieux fréquentables le plus rapidement possible et que La Page Noire demeure ouverte. Nous annoncerons sous peu des actions et des appels à l’action plus concrets (ex: dons de matériaux ou de temps, levée de fonds, etc.). Nous remercions notre communauté pour cette solidarité et ce soutien continu.

– Le collectif de la Librairie Sociale La Page Noire.

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We need your solidarity and your help to repair and improve the security of La Page Noire after a fascist attack.

Fascist attack against La Page Noire

Almost two years ago (2016), white supremacists came in the night vandalize La Page Noire’s doors and walls with graffitis calling for racial warfare, and thus signify that they were still present in city. This indeed coincided with a drastic increase in fascist propaganda, agitation, and the visibility of far-right groups in Quebec City in late 2015 and 2016. At the same time last year (2017), our windows were shattered, as well as those of our neighbours. The door locks had also been sabotaged for the first time, accompanied by the return of a dozen racist graffiti. Last night, the same ploy was used. Our windows and that of our neighbour were shattered. The door leading to our premises was sabotaged and a big graffiti « XOXO les gaucho (sic) » (XOXO the leftist) appeared on our wall, as well as another graffiti.

Fascists attack La Page Noire because it is a place of exchange, a place that challenges the idea that « the other » is a threat, that « difference » is a threat. The Fascists are also attacking La Page Noire, because among the groups that stand firm against them, categorically rejecting their racist, violent and authoritarian ideologies, we are among the only ones to have a street-level accessible venue. And of these groups, we are probably the one with the least means. In the fascists’ minds, we are an easy target. And again, the victims are all around us and collateral: neighbours of the Page Noire, who see their environment degraded, degenerating in a climate of insecurity, often without knowing the source, the context and the ideological and political nature of these acts of intimidation. It is the owners of the premises that we rent, Le Lieu,a place of artistic production and distribution, which must again pay the costs of this attack.

Behind La Page Noire there is a whole community. The bookstore is an important place of cultural and political sharing. Its library lends books on social, economic, political and ecological issues with no membership fees and no late fees. We hold training, conferences, film screenings, meetings, workshops, and other events. We have an approach encouraging the meeting of different movements of the left (‘anarchists’ – libertaires, socialists, environmentalists, feminists, and others) and the propagation of an important social critique. It is a place of convergence where you learn to be sensitive to others, no matter how different. For more than 16 years now, La Page Noire has offered the community a free place to meet, exchange, train and learn in a safe, open and welcoming environment. Now attacked, the community must respond in solidarity with La Page Noire.

We are not an easy target. We are strong of all this solidarity and community in us and around us. La Page Noire does not give in to intimidation, La Page Noire refuses to silence the voice it carries, although it may disturb those it denounces, those who would prefer that our society does not advance, or worse, that it recedes to a time when privileges would not be questioned, where equality of opportunity would not be on the agenda. Because that’s what it’s about, that’s why these groups are attacking us: they do not want all people to have the same value, regardless of their origin, affiliation, orientation or identity. These groups would like an open field to spread their dangerous ideology, full of gall and anger, without being challenged, and we will not give them that. ¡No pasarán!

In the past, we have always been able to count on the support and understanding of our landlord, Le Lieu / Inter. However, we wish that they did not have to pay the costs of this vandalism on the part of far-right groups, and that is why we denounce publicly and for the first time these devious attacks. Our first goal will be to make La Page Noire accessible to the public as soon as possible so that La Page Noire remains open. We will soon announce more concrete actions and calls to action (eg donations of materials or time, fundraising, etc.). We thank our community for their solidarity and continued support.

– La Page Noire’s collective.